Des funérailles écologiques : est-ce possible ?

Augmentation du nombre de crémations vs nouvelle tendance de l’humusation, des funérailles écologiques sont-elles possibles aujourd’hui ? Les choix opérés en matière de funérailles ont un impact sur notre planète. Quelles vont être les évolutions des prochaines années en ce qui concerne l’écologie dans le secteur funéraire ?

À l’origine, des innovations écologiques dans le secteur funéraire : l’anticipation

De nombreuses innovations ont vu le jour ces dernières décennies pour limiter l’impact environnemental d’un décès. Celles-ci sont nées sous l’impulsion de nombreux écologistes souhaitant préparer leurs propres obsèques pour qu'elles soient en corrélation avec leurs convictions.

En effet, lors d’un décès, si aucune volonté n’a été précisée auparavant, l’entourage peut être amené à choisir les prestations traditionnelles proposées par les pompes funèbres. Il est donc important, de son vivant, de prévoir ses funérailles ou de préciser à ses proches ses dernières volontés, d’autant plus si elles sont particulières.

Des cercueils d’un nouveau genre

Parmi les innovations de ces dernières années : le cercueil en carton. Fabriqué à partir de fibres de papier recyclé, ce type de cercueil constitue une véritable alternative (uniquement dans le cadre d’une crémation) au cercueil en bois, traité et verni. Qu’il s’agisse d’inhumation ou de crémation, il est possible de trouver des cercueils en bois non vernis et non traités, avec des poignées en corde, en chanvre ou en bois au lieu du métal ou du plastique, pour limiter son emprunte écologique.

Très récemment, c’est un nouveau type de cercueil qui a généré un certain engouement : le cercueil vivant à base de champignons. Ce concept très particulier et innovant n'est pas autorisé en France, mais est vendu dans deux coopératives funéraires aux Pays-Bas. Ce concept considère le corps d’un défunt non pas comme un « déchet », mais comme un nutriment pour les sols.

Pour une inhumation écologique

Certains, à leur échelle, cherchent des solutions pour un impact limité sur les sols, notamment en exigeant une concession en pleine terre, sans ciment et donc sans caveau ni marbre sur la tombe. Nous proposons d’ailleurs, à la Coopérative Funéraire de Nantes, des tombes végétalisées, avec ou sans caveau.

Pour aller plus loin, des écologistes demandent également auprès de leurs communes qu’aucun pesticide ne soit utilisé sur leur concession.

Au-delà de l’inhumation en pleine terre, il y existe en Belgique une expérimentation sur l’humusation. Cela consiste à enterrer le défunt dans une sorte de compost pour générer un humus à l’issue de la décomposition du corps grâce aux micro-organismes présents dans les sols. Alors, l’impact sur le sol n’est pas limité, mais positif. Ces pratiques ne sont pas actuellement autorisées en France.

Des actions simples pour des funérailles plus écologiques

De nombreuses innovations existent pour des funérailles plus écologiques. Toutefois, sans sortir des sentiers battus, vous pouvez limiter l’impact environnemental de vos funérailles en ayant une meilleure connaissance des possibilités qui s’offrent à vous et en précisant vos volontés à votre entourage ou en arrangeant de votre vivant vos obsèques.

Vous pouvez notamment choisir un cercueil ayant une empreinte limitée sur l’environnement, comme nous l’avons évoqué plus haut, en carton ou en bois non traité et non verni.

Selon une analyse environnementale comparative du rite de la crémation et de l’inhumation réalisée en Ile-de-France, une crémation serait l’équivalent, à peu de choses près, d’une inhumation en pleine terre, concernant l’émission de gaz à effet de serre. L’impact sur l’émissions de gaz à effet de serre sera d’autant réduit si vous êtes également attentif aux kilomètres parcourus pendant toute la durée des funérailles, au choix du cercueil, à l’absence de soins de conservation, au choix des vêtements du défunt, à la destination des cendres dans le cas d’une crémation, à l’absence de monument funéraire en granit notamment importé, au choix des fleurs ...

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