Depuis Nantes, le modèle coopératif fait des émules dans le funéraire

L’origine des coopératives

Le modèle des coopératives funéraires, originaire du Québec (Canada), est né dans les années 40. Dans les années 70 elles étaient 35 au Québec. Dans les années 1990, sous la pression de rachat massif des pompes funèbres familiales québécoises par de grandes multinationales américaines, le mouvement s’organise pour prendre de l’ampleur et se développer. Les coopératives funéraires ont vu le jour sous l’impulsion de mouvements citoyens. En effet, à cette époque les familles devaient s’endetter pour organiser des funérailles dignes. En créant des entreprises de pompes funèbres qui leur appartiennent, les citoyens maîtrisaient ainsi les prix & la qualité des services funéraires, pour ne plus vivre d’exploitation du chagrin et du deuil.

Le modèle s’est rapidement démocratisé et en 2020, les coopératives représentaient 20% du marché du funéraire au Québec. En une génération, le prix des obsèques au Québec comparé au Canada a baissé du seul fait de leur présence sur le marché. Celles-ci affichent des prix d’obsèques 30% inférieur aux tarifs pratiqués dans le secteur.

En plus d’offrir des prestations de grande qualité à un prix calculé au plus juste, les Coopératives Funéraires se sont données pour mission d’informer et de sensibiliser le grand public sur tous les enjeux de la consommation dans le secteur et les coûts financiers et humains à occulter le sujet de la mort. En effet, plus le grand public sera informé et sensibilisé sur le sujet des obsèques, et plus il pourra faire des choix éclairés, quel que soit la Pompes Funèbres dans laquelle il ira se renseigner.

Les coopératives funéraires françaises

En France, le statut juridique est différent de celui du Québec. En effet, les coopératives québécoises sont des coopératives de consommateurs alors qu’en France ce sont des SCIC (Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif) intégrant également à sa gouvernance & à la vie de l’entreprise les salariés, les citoyens d’une manière générale et des personnes morales comme des associations, entreprises, mutuelles...

Les Coopératives Funéraire françaises ont, comme les québécoises, pour vocation de lever les tabous sur la mort et de permettre à chacun, quelque soit ses croyances ou ses moyens, de faire des choix éclairés en matière d’obsèques du fait d’une information transparente et qualitative. L’accompagnement personnalisé est également au cœur de la proposition des Coopératives Funéraires. En effet, elles ont à cœur que les funérailles soient à l’image de la personne décédée et de ses proches. Pour cela, les équipes des Coopératives Funéraires sont disponibles et à l’écoute pour co-construire les hommages avec et pour les familles qu’elles accompagnent, quitte à sortir des sentiers battus.

Aujourd’hui, en France, 5 coopératives sont actuellement en activité. La Coopérative Funéraire de Nantes était la première à voir le jour, suivie des Coopératives de Rennes et de Bordeaux, puis de Dijon et de Tulles.

De nombreux autres collectifs souhaitent prendre part à l’aventure dans d’autres villes mais commencent leur activité sous forme d’association dans un premier temps, avant de fonder leur société. C’est notamment le cas à Strasbourg avec « Maintenant l’après ».

Sur un marché ouvert à la concurrence depuis seulement 1993, cette évolution nous semble positive.

N’hésitez pas à soutenir les coopératives funéraires ! Et surtout, renseignez-vous en amont !

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